« Cher fieul, 1914-1919 » par Louis Victorien Désiré Dutin (1)

Denis, mon grand-père, n’a pas été le seul de sa famille ou de ses proches à écrire pendant la guerre. Depuis que le projet de parler de lui et de sa correspondance a vu le jour, et au fil de mes recherches sur la Grande Guerre et l’histoire des régiments, il me semblait injuste que les écrits d’autres soldats de Gâtine en ma possession ne soient pas révélés. Ces jeunes hommes partent ensemble ou pas, sont séparés, se retrouvent, se donnent des nouvelles, en donnent à leurs familles, reviennent, ne reviennent pas… Les cartes postales se répondent, se complètent, les destins diffèrent… 
Le parrain de Denis, Louis Victorien, a souvent donné de ses nouvelles à Denis, avec lequel il entretenait selon toute vraisemblance une grande proximité. Une douzaine de cartes retrouvées, datées majoritairement entre 1914 et 1916, lui raconte pudiquement ce qu’il vit, ses faits d’armes parlant pour lui… comme pour mieux  préparer son filleul à ce qui l’attend.

Acte de naissance Louis Victorien Désiré Dutin le 09 Juin 1890 à Verruyes – Archives 79
Louis Victorien Dutin est le jeune oncle de Denis, le demi-frère de sa mère, Marie Marcelline Dutin. Il est né à l’Aujardière de Verruyes – notre fief – le 9 Juin 1890, du second mariage de Louis Dutin avec Victoire Émilienne Nivault (oui, oui, je sais 😂).

Son père, Louis, avait eu deux enfants de son premier mariage avec Louise Améline Robin, décédée prématurément. Deux filles, Marie Marcelline et Marie Germaine. Avec Victoire Émilienne, aussi il n’avait eu que des filles… jusqu’à Louis Victorien Désiré.

Si son premier prénom est celui de son père, le deuxième, celui au masculin de sa mère, le sens du dernier est évident !

Registre des matricules militaires – Archives 79
De la classe 1910, Louis Victorien avait été incorporé pour son service militaire le 9 octobre 1911. Arrivé au corps soldat de 2e classe,  il est devenu Caporal le 25 septembre 1912. Maintenu sous les drapeaux par application de l’article 33 de la loi du 21 mars 1905, il passe dans la réserve le 8 novembre 1913.

Il devait avoir un sacré caractère, Louis Victorien, voire un côté tête brûlée !  Il a été condamné, à l’âge de vingt ans, le 19 avril 1910 par le tribunal correctionnel de Parthenay  à plusieurs amendes pour plusieurs infractions. Destruction de clôtures, embarras de la voie publique et dommages aux propriétés mobilières d’autrui ! Rien que ca !

Affiche de la mobilisation générale du 2 août 1914
Le samedi 1er août 1914, le gouvernement français décrète, pour le 2 août, la mobilisation générale de tous les hommes en âge de combattre. Louis Victorien en fait partie. À vingt-quatre ans, il part de chez lui, de l’Aujardière de Verruyes, et arrive au corps, en l’occurrence le 125e Regiment d’Infanterie à Poitiers, deux jours après, soit le 3 août 1914.
Les premières années de la Guerre ont été les plus dures certainement – s’il est possible de faire une distinction dans ces quatre années abominables – car ce sont aussi celles de l’insouciance, de la fleur au fusil. 

Faisant partie des premiers Poilus, Louis Victorien va vivre, de 1914 a 1919, certains moments dont les noms résonnent encore fort aujourd’hui dans les oreilles des descendants des survivants. À plus d’un siècle de distance, au travers, entre autres, des cartes postales adressées à Denis, voici le chemin qu’il a suivi… #RDVAncestral

À SUIVRE..

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